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Préface Exposition de 2000 - La Périphérie - Malakoff (Paris)
La filiation de la peinture de Lindy Foss-Quillet avec l'expressionnisme abstrait saute aux yeux. Une évidence que le peintre ne nie pas, fervente admiratrice de Willem De Kooning comme d'Helen Frankenthaler. Pour rassurantes que soient ces références, elles ne préparent que partiellement à la rencontre avec l'oeuvre de Lindy. Ici, on plonge dans une peinture de l'émotion, dont les raisons qui ont présidé à l'incubation et aux travaux préparatoires du projet (les nombreuses études en petit format) se retrouvent débordées au moment de peindre quand le geste se laisse emporter. Car au départ, Lindy "sait ce qu'elle veut" : transposer à l'atelier ce qu'elle a vu, ressenti, vécu. Elle ne travaille jamais in situ mais nous restitue toujours par des titres précis. Elle avoue "maitriser la technique, parfois la couleur". Et puis sur la toile, "ça galope ou ça merde". Ce refus de faire joli nous invite alors à d'autres questions. Cette "spontanéité contrôlée", cette "chance" (magique mot anglais désignant autant le hasard que la chance) reflète sans doute la double culture nord-sud de ses origines, et occident-orient de ses périples. "Peindre, c'est aimer à nouveau". A en croire Henry Miller qui titrait ainsi un de ses petits ouvrages racontant ses aventures picturales, Lindy Foss-Quillet serait une amoureuse permanente. Du monde et de la vie, très probablement. Mais de la peinture pour commencer, puisqu'elle ne vit jamais sans elle partout où elle va.

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lindy foss-quillet -